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25.04.2024 à 01 H 42 • Mis à jour le 25.04.2024 à 01 H 42
Par
Exécutif

Mi-mandat : le bilan d’étape de l’Etat social présenté par Aziz Akhannouch

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, intervenant lors de la présentation du bilan d’étape de l’action du gouvernement. Crédit: MAP
Le Chef du gouvernement a consacré une large part de la présentation du bilan à mi-mandat de l’Exécutif à ses réalisations relatives aux secteurs sociaux prioritaires, notamment la généralisation de l'Assurance maladie obligatoire (AMO) de base et la réforme de l’éducation. Compte-rendu

Les réalisations du gouvernement à mi-mandat « dépassent toutes les prévisions et attentes », a affirmé, ce 24 avril, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch devant le parlement.


Le Chef du gouvernement a présenté un exposé détaillé avec des données chiffrées sur les secteurs prioritaires que sont la couverture sociale et l'Education, figurant sur un document d'une soixante de pages dont il a fait l'exposé.


Le basculement vers l’AMO

Selon le Chef du gouvernement, l'Exécutif a réussi, à compter du 1er décembre 2022, à généraliser l'Assurance maladie obligatoire (AMO) de base selon les objectifs et les délais qui lui étaient fixés.


Les bénéficiaires du régime RAMED, soit 4 millions de familles, ou plus de 10 millions de citoyens, ont été basculés vers le système AMO, avec un budget supporté par l'Etat s'élevant à 9,5 milliards de dirhams (MMDH) par an, tout en assurant la pérennité financière et le ciblage efficace des bénéficiaires.


De surcroît, l'intégration des catégories de travailleurs non-salariés dans le système de l'AMO a constitué un enjeu de taille, ayant nécessité l'adoption d'une approche participative afin d'élaborer et approuver 28 décrets d'application de la loi sur l'AMO relatifs à ces différentes catégories, a affirmé le Chef du gouvernement, soulignant que l'Exécutif a déployé des efforts exceptionnels pour élaborer les bases juridiques permettant de respecter le calendrier fixé.


Au total, 2,4 millions de professionnels non-salariés ont été inscrits tout en ouvrant la voie à 6 millions de bénéficiaires et ayant droits de bénéficier de l'AMO de base, a-t-il fait savoir, ajoutant qu'après avoir établi des règlements pour les catégories de travailleurs non-salariés et pour les personnes incapables de supporter les charges de la cotisation, le gouvernement a travaillé à la mise en place d'un système supplémentaire AMO Achamil destiné aux personnes capables de s'acquitter des cotisations et qui n'exercent aucune activité rémunérée ou non.


Et de poursuivre qu'en un laps de temps réduit, tous les textes juridiques et réglementaires encadrant ce chantier ont été préparés et promulgués.


Le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale directe depuis le lancement de la plateforme d'inscription électronique jusqu'à fin mars 2024 a totalisé 3,5 millions de familles, comptant plus de 12 millions de personnes, dont environ 5 millions d'enfants, 1,4 million de familles n'ayant pas d'enfants éligibles à la prime mensuelle forfaitaire et 1,2 millions bénéficiaires âgés de plus de 60 ans, a-t-il relevé.


Le coût de la mise en œuvre de ce chantier national est estimé à 25 MMDH pour l'année 2024, puis de 26,5 MMDH pour l'année 2025, avant d'atteindre 29 MMDH à l'horizon 2026, a-t-il dit, soulignant que « le gouvernement a réussi à mobiliser le coût financier de ce chantier stratégique, et n'a pas pris comme prétexte la crise délicate, qui l'a obligé à mobiliser des efforts exceptionnels pour s'en sortir ».


Le moment du lancement effectif de ce chantier demeure l’un des étapes phares dont se souviendront tous les Marocains, s'est-il félicité. « A l'heure actuelle, notre pays met en place des politiques sociales solidaires, justes et durables qui renforcent le niveau de confiance dans l’avenir ».


S'agissant de l'aide au logement, le Chef du gouvernement a fait état de 60 561 demandes enregistrées jusqu'au 19 février de cette année, dont environ 90 % ont été initialement acceptées. Ceci témoigne, a-t-il dit, du grand engouement des catégories cibles.


Et de soutenir que ce programme permettra d'améliorer les conditions de vie d'environ 110 000 familles annuellement, avec une enveloppe financière annuelle de 9,5 MMDH pour les cinq prochaines années.


Les réalisations dans l’Education

Akhannouch a souligné que le gouvernement a mis en place une vision globale afin de garantir une éducation de qualité pour tous. Elle vise à atteindre la maîtrise des acquis et des capacités d'apprentissage, et ambitionne à garantir l'égalité des chances et une meilleure insertion socioprofessionnelle.


Dans ce cadre, le projet Ecoles pionnières, qui a permis d’enclencher une nouvelle dynamique dans le cycle primaire, dont la phase pilote au cours de l’année scolaire 2023-2024 a couvert un total de 626 écoles primaires publiques bénéficiant à environ 300 000 élèves, a indiqué Akhannouch.


L'évaluation préliminaire de l'impact du programme de redressement et de remédiation au niveau des Ecoles pionnières a révélé que la majorité des élèves de la deuxième à la sixième année de l'enseignement primaire ont quadruplé leurs résultats en mathématiques, doublé ceux de la langue arabe et triplé ceux de la langue française.


Sur la base de ces résultats positifs, poursuit-il, il sera procédé à l'extension progressive de ces Ecoles pionnières en prévision de leur généraliser à l'horizon de l’année scolaire 2027-2028, puisqu’il est prévu que celles-ci passent de 626 à 2 000 établissements primaires par an à partir de la rentrée scolaire 2024 pour atteindre progressivement 500 établissements préparatoires par an à partir de la rentrée de 2026.


Le gouvernement a œuvré à généraliser et à développer l'enseignement préscolaire en tant que point d'entrée essentiel pour garantir des écoles de qualité, a, en outre, souligné Akhannouch, notant que les efforts déployés par le gouvernement ont permis l'élargissement de l'offre éducative avec la rentrée scolaire en 2023, puisque 80 % des enfants âgés de 4 à 6 ans ont rejoints les bancs du préscolaire.


S’y ajoutent l'ouverture de 4 700 nouvelles classes, le recrutement de 6 000 éducateurs (rices), et la formation de plus de 7 100 éducateurs (rices), en portant la masse horaire de formation de base de 400 heures à 950 heures et en élargissant la base de formation continue.


Le gouvernement a veillé à l’adoption du Statut unifié des fonctionnaires de l’Education nationale lors du Conseil de gouvernement du 15 février 2024, a rappelé le Chef du gouvernement.


Après deux ans et demi de gestion gouvernementale, le département de l'Enseignement supérieur connaît une dynamique tangible et cohérente avec les orientations stratégiques élaborées dans le plan national pour accélérer la transformation du système de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation, a-t-il poursuivi.


Parmi les acquis les plus importants et les plus étroitement liés aux conditions de transformation du système figurent l’adoption du nouveau statut des enseignants-chercheurs, le lancement et la mise en œuvre d'une réforme pédagogique globale et intégrée, outre la mise en place d’un système d’innovation efficace pour soutenir la compétitivité et l’attractivité des secteurs productifs.


Akhannouch a également passé en revue les mesures gouvernementales mises en œuvre en matière de promotion de la recherche scientifique et de l'innovation et son adaptation aux priorités nationales de développement, notamment le lancement d'un programme ambitieux visant à former 1 000 doctorants de la nouvelle génération avec des projets de recherche distingués accordant l'attention aux priorités nationales, le lancement de nouvelles filières sous le nom de Parcours d'excellence avec la création de 63 centres d'excellence offrant 113 filières universitaires, et la création de 3 instituts thématiques de recherche dans des domaines prioritaires tels que l'eau, la biotechnologie et l'intelligence artificielle.


S’y ajoute la généralisation des Cités de l'innovation, à travers la création de 6 nouvelles cités, tandis que 3 autres sont en cours de réalisation pour un budget d'investissement de 200 millions de dirhams.


Pour soutenir la contribution de l'université marocaine à la promotion de l'image du Royaume en tant qu'acteur stratégique dans le domaine de l'économie numérique, Akhannouch a noté que le gouvernement aspire, d'ici 2026, à créer 18 centres Code 212 en tant qu’espaces ouverts pour les étudiants issus de diverses spécialisations, pour accroître leurs acquis scientifiques avec des capacités cognitives avancées, comme la programmation, l'analyse des données numériques et le développement de diverses compétences liées à l'intelligence artificielle.


En ce qui concerne les politiques relatives à la formation professionnelle et continue, le Chef du gouvernement a souligné l'engagement de l'Exécutif à développer une bonne offre de formation professionnelle en adéquation avec les besoins des entreprises répondant aux besoins des étudiants souhaitant avancer dans leur parcours professionnel, à travers la création de passerelles entre la formation professionnelle et les grandes écoles.

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