S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
07.07.2024 à 23 H 09 • Mis à jour le 07.07.2024 à 23 H 09
Par
Financement

Gouvernance et résilience climatique : la BAD approuve un prêt de 120 M€ au Maroc

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, lors du Forum pour l’Investissement en Afrique en 2023 à Marrakech. Crédit : MAP
Deux financements additionnels de 150 M€ chacun sont prévus pour les phases 2 et 3 du programme PGRCC à l’horizon 2026. Celui-ci est conçu comme une opération d'appui programmatique multisectoriel. Il répond à une requête du gouvernement marocain adressée à la Banque africaine de développement en avril 2024

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 26 juin en faveur du Maroc un prêt à flexibilité totale de 120 millions d’euros (M €) sur 20 ans avec un différé d’amortissement de 5 ans pour financer la Phase 1 du Programme d’appui au renforcement de la gouvernance et de la résilience au changement climatique (PGRCC). 100 M € sont puisés du fonds de l’OPEP. Le prêt est entré en vigueur ce mois de juillet, date du décaissement prévu par son chronogramme.


Le programme est conçu comme une opération d'appui programmatique multisectoriel couvrant les exercices 2024, 2025 et 2026. Il répond à une requête du gouvernement marocain adressée à la BAD en avril 2024, date de son évaluation. La BAD avait approuvé le mois suivant la stratégie-pays du Maroc à l’horizon 2029.


300 M € supplémentaires d’ici 2026

Deux financements additionnels de 150 M € chacun sont prévus pour les phases 2 et 3 de ce programme à l’horizon 2026.


L’objectif du programme est de supporter la dynamisation de l’économie marocaine et de renforcer sa résilience aux chocs exogènes, y compris aux évènements climatiques, afin de lui permettre d’atteindre un palier supérieur de croissance.


Il entend aussi contribuer à assoir les bases d’un modèle de développement dans lequel l’Etat se recentrera sur ses fonctions stratégiques et de régulation sectorielle  et où le privé prendra le relais en tant que vecteur de création de richesses et d’emplois.


Ce programme vise aussi à soutenir la transition vers un modèle de développement durable pour réduire la volatilité du cadre macro-économique par rapport à des facteurs exogènes (raréfaction de l’eau, hausse des cours énergétiques, etc.) qui hypothèquent la dynamique de croissance.


Objectif : croissance et durabilité

Le PGRCC s’articule autour de deux composantes : Réaliser le potentiel de croissance de l’économie et Soutenir la transition vers un modèle de croissance durable et résilient au changement climatique.


La première composante vise à améliorer la compétitivité de l’économie marocaine à travers la révision du périmètre d’intervention de l’Etat et la mise en place d’un environnement de marché plus concurrentiel et davantage propice aux investissements privés. La seconde composante vise à renforcer la résilience de l’économie marocaine face aux chocs exogènes, y compris climatiques et naturels par la modernisation de la gouvernance sectorielle (eau, électricité) et la mise en place d’un environnement plus favorable pour une implication accrue du secteur privé dans le financement d’infrastructures durables.


Il mettra l’accent sur le renforcement de la soutenabilité financière, l’intégration des exigences de durabilité et de l’impératif climatique dans les politiques publiques.


« L’approche programmatique offre une plateforme idéale pour un dialogue stratégique sur le moyen terme avec le gouvernement autour d’une diversité de réformes et de politiques publiques », explique la BAD.


A  terme,  elle  devra  permettre  d’améliorer la  situation  financière du portefeuille  public  (baisse  des  subventions  à  3 %  du  PIB) avec une  augmentation  de  dividendes  et  des contributions des EEP à 16 milliards de dirhams (MMDH) en 2026  d’augmenter la part de l’investissement privé dans le PIB (38 % du PIB en 2026)  d’augmenter le contenu croissance de l’investissement, d’améliorer la gouvernance du secteur de l’eau et de réduire la vulnérabilité à la disponibilité en eau  de renforcer la  résilience au changement climatique  et  de réduire  la  dépendance énergétique, y compris par le recours accru aux énergies renouvelables (EnR).

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite