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09.01.2024 à 10 H 44 • Mis à jour le 09.01.2024 à 10 H 44 • Temps de lecture : 2 minutes
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Dialogue sectoriel

Les fonctionnaires des collectivités territoriales entament leur mouvement de protestation

Le mouvement social se poursuit au Maroc. Après les enseignants, les fonctionnaires de l’Aménagement du territoire, de la Conservation foncière et même les étudiants en médecine, le tour est aux fonctionnaires des collectivités territoriales. Ceux-ci menacent depuis quelques mois d’emboiter le pas aux autres fonctionnaires et de lever le ton face à « l’indifférence » de la tutelle. Ce lundi, l’Association nationale des fonctionnaires des collectivités territoriales (ANFOCT) vient d’annoncer son programme de protestations.


Dans ce cadre, une série de grèves sont prévues au cours des mois de ce janvier et de février prochain. Le premier débrayage de deux jours débute dès ce 9 janvier. Une autre grève nationale est programmée pour la semaine prochaine les 16,17 et 18 janvier. Ces grèves se poursuivront ensuite les 30, 31 janvier et 1er février et reprendront les 7 et 8 du mois prochain. Tout au long de cette période, les fonctionnaires participant à ce mouvement de protestation porteront, en dehors des jours de débrayage, des insignes verts, alors qu’une marche nationale est aussi prévue le 7 février à Rabat.


A la source de cette colère, « l’insistance du gouvernement et du ministère de l’Intérieur à humilier les fonctionnaires territoriaux en les considérant des fonctionnaires de troisième zone  », reproche l’ANFOCT dans son communiqué. Le mouvement de protestation prévu, indique la même source, vise ainsi à mettre fin à « la discrimination » à l’encontre de ces fonctionnaires, mais aussi à obtenir les mêmes droits et acquis accordés aux fonctionnaires des autres départements ministériels et administrations. L’Association reproche dans ce sens au ministère de l’Intérieur de ne pas avoir encore enclenché le dialogue sectoriel, l’accusant de « fuir en avant  » et de tenter de « gagner du temps ».


Les grèves annoncées viennent ainsi faire entendre les revendications des fonctionnaires des collectivités  et mettre la pression sur la tutelle pour déclencher le débat sectoriel. A la tête des revendications portées par ces fonctionnaires, on retrouve l’augmentation d’au moins 2 500 dirhams des salaires l’ensemble des catégories et échelles, mais aussi l’unification de des indemnités des ordres de mission et la généralisation des primes de pénibilité et de risque, ainsi que l’instauration d’une prime de la responsabilité.


En outre, l’ANFOCT revendique la résolution des dossiers bloqués et qui concernent la situation administrative et financière de certaines catégories de ces fonctionnaires et le redressement  des Œuvres de Mutualité des Fonctionnaires et Agents au Maroc (OMFAM). L’Association appelle également à la création d’un nouveau ministère ou ministère délégué chargé des collectivités territoriales et du développement local, afin de répondre « en urgence » et « efficacement » aux exigences du secteur, ainsi qu’aux problématiques de développement qui entravent le fonctionnement des collectivités territoriales.


En annonçant ce programme de protestations, l'ANFOCT se joint à la Fédération nationale des fonctionnaires des collectivités territoriales et de la gestion déléguée, affiliée à l'Union marocaine du travail, qui avait à son tour annoncé en fin de la semaine dernière une série de grèves au cours de janvier et de février, ainsi qu'un sit-in  le 31 de ce mois devant le parlement.

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